Consultants et cabinets de conseil, boostez votre marketing digital !

En bref

Cet article est conçu comme une initiation au marketing digital pour les professionnels du conseil et des prestations intellectuelles. Il propose un plan d’action accessible à tous et immédiatement actionnable en trois étapes :

Etape 1 – Ajustez votre positionnement marketing

  • 1.1 – Quelle proposition de valeur mettre en avant ?
  • 1.2 – Quelle marque utiliser pour son activité de conseil ?

Etape 2 – Préparez des contenus à forte valeur ajoutée

  • 2.1 – Créer des contenus de haut niveau
  • 2.2 – Produire des contenus originaux de haute facture
  • 2.3 – Produire des contenus sur la base de ressources tierces
  • 2.4 – Pratiquer le repurposing avec ses contenus
  • 2.5 – Formater et décliner ses contenus par canal : LinkedIn, Site Internet / Blog et Newsletter

Etape 3 – Développez des audiences ciblées pour diffuser vos contenus

  • 3.1 – Développer son réseau sur LinkedIn
  • 3.2 – Développer l’audience de sa newsletter

Et en conclusion une étape Bonus pour ceux qui veulent gagner du temps

Cet article est également complété par des fiches techniques publiées par Consulting Hacks expliquant concrètement quels outils sont utilisés quotidiennement par les équipes de CoBrain pour le développement marketing et commercial de leur plateforme digitale dédiée au conseil aux PME et ETI :

Fiche technique n°1 – Créer une campagne automatisée d’invitations LinkedIn

Fiche technique n°2 – Créer une liste d’emails professionnels ciblée

Fiche technique n°3 – Créer et diffuser une newsletter professionnelle


Introduction au Growth Hacking pour les métiers du conseil

Growth est sans doute l’un des mots les plus en vogue dans l’univers du marketing digital. Si au départ on parlait de Growth Hacking, popularisé au travers de livres devenus des classiques comme Lean Start-up ou Traction, on parle maintenant de Growth Marketing ou de Growth tout court (jusqu’à la création de fonctions telles que Head of Growth ou Chief of Growth).

Pourtant lorsque vous êtes consultant indépendant ou associé d’un cabinet de conseil à taille humaine, vous n’avez ni les budgets ni le temps pour vous lancer dans des plans de Growth Marketing tels que peuvent les mettre en place les gros acteurs du digital, les éditeurs de logiciels SaaS ou les e-commerçants. Il y a donc une forme de logique, à la fois en termes de ressources et de résultats attendus, à revenir à l’esprit initial du Growth Hacking, avec une dimension assumée de bricolage digital, permet déjà de faire beaucoup de choses et d’atteindre les résultats escomptés pour alimenter votre croissance. C’est dans cet esprit que Consulting Hacks a rédigé cet article, comme une initiation au Growth Hacking pour les métiers du conseil et des prestations intellectuelles.

Quant à ceux qui s’interrogent sur l’opportunité pour un acteur du conseil de développer son marketing digital, qu’il soit indépendant, boutique de conseil ou cabinet de conseil, nous les renvoyons volontiers vers cette citation tirée d’une étude Xerfi sur le conseil en management :

« Le Conseil en Management est un marché à 2 vitesses où les grands acteurs côtoient une multitude de petits opérateurs indépendants qui peinent à être visibles. »

Sans visibilité ni différenciation, point de salut au-delà de votre 1er cercle. Cela peut sans doute suffire à certains solopreneurs, mais encore cela doit-il être assumé et cohérent avec son projet de conseil (voir à ce sujet notre article Réussir son projet de consultant indépendant : êtes-vous plutôt Solopreneur ou Boutique ?). Mais si vous cherchez à faire croître votre activité et/ou à la mettre en valeur, le marketing digital est aujourd’hui un levier indispensable, et le Growth Hacking un moyen de l’activer intelligemment à moindres frais. Nous vous proposons pour cela un plan en 3 étapes.

Etape 1 – Ajustez votre positionnement marketing

L’objectif n’est pas ici de refaire toute votre plateforme de marque, mais de s’assurer de la lisibilité du message que vous allez délivrer. Car à quoi à bon élargir son audience ou investir dans la production de contenus si vous êtes illisible et/ou incompréhensible. On reviendra en particulier sur deux points indispensables à votre positionnement marketing : quel(s) service(s) mettre en avant et sous quelle marque.

1.1 – Quelle proposition de valeur mettre en avant ?

Nous travaillons au quotidien au sein de la communauté CoBrain avec les consultants indépendants ayant régulièrement plus de 10 ans d’expérience dans leur domaine et quand l’on évoque ensemble leur positionnement marketing, une phrase revient systématiquement : « je sais faire beaucoup de choses différentes et je n’ai pas forcément envie d’être réduit à une seule proposition ». Effectivement le côté couteau suisse qu’ont bon nombre de consultants (particulièrement ceux s’adressant aux PME) fait partie du bonheur du métier. Sauf que le meilleur moyen de perdre un prospect est souvent d’avoir une offre de services trop large. Un décideur qui fait appel à un consultant externe cherchera souvent un expert pointu plutôt qu’un généraliste touche-à-tout.

On pourrait rétorquer que bon nombre de consultants commencent souvent par une mission auprès d’un dirigeant, puis enchaînent ensuite sur des sujets connexes, voire parfois très éloignés de la mission initiale. C’est tout à fait vrai, mais une fois que la confiance est créée, la perception que le client a de vous change complètement et le marketing digital n’est plus du tout un sujet. En l’occurrence ce qui nous intéresse ici est de créer le premier contact et d’obtenir la première mission, et tous les acteurs font le même constat : il y a une forte prime à la spécialisation et à l’expertise de niche comme facteur différenciant pour les consultants à haute valeur ajoutée. Sans cela vous risquez de n’être qu’un nième consultant parmi tant d’autres et de devenir aux yeux des décideurs une simple ressource / commodité.

Une fois ce constat posé, pas forcément simple de trancher entre tout ce que vous avez fait au fil de vos expériences. Vous pouvez utiliser ces questions (inspirées des principes de l’ikigai) pour vous aider à y voir plus clair :

  • Quelles sont les missions que vous avez pris le plus de plaisir à réaliser et qui vous ont permis de facturer des honoraires significatifs ?
  • Qui étaient les clients concernés : secteur, taille, titre du donneur d’ordre… ?
  • Quelle était la proposition de service adressée à ces clients à l’entrée en relation ? Quelles thématiques étaient abordées ?

L’objectif est de faire émerger des lignes de force qui vont guider la construction de votre offre de service. Nous le répétons souvent aux consultants seniors avec qui nous travaillons : le marketing digital permet d’industrialiser leurs premiers succès, encore faut-il savoir les identifier clairement.

1.2 – Quelle marque utiliser pour son activité de conseil ? Personal Branding vs création d’une marque conseil

Autre sujet qui revient régulièrement lors discussions sur le positionnement marketing de votre offre de conseil : faut-il se vendre soi (personal branding) ou comme associé d’un cabinet de conseil (et donc développer une marque de conseil distincte) ? Question éminemment personnelle certes, le principal étant avant tout de se sentir à l’aise avec la solution retenue in fine. Mais le choix qui doit cependant respecter une certaine cohérence avec votre projet de conseil. Nous vous renvoyons là encore à notre article Réussir son projet de consultant indépendant : êtes-vous plutôt Solopreneur ou Boutique ? :

  • Si vous êtes dans une logique de Solopreneur et/ou de pure expertise, nous vous conseillons de vous construire une marque personnelle forte, bâtie autour de votre personnalité et de vos prises de paroles, en adoptant tous les codes de l’influenceur BtoB
  • Si vous souhaitez créer une entreprise de conseil qui soit plus grande que votre pratique personnelle, en y intégrant à terme des associés et d’autres consultants, alors la marque de conseil s’impose sans doute. Mais retenez qu’une marque de conseil exige des moyens (argent, temps) pour être développée et qu’elle ne vous dispense pas complètement d’entretenir votre marque personnelle, c’est donc bien un effort supplémentaire par rapport au « simple » personal branding, pas une simple alternative. Il faut donc que l’ambition du projet de conseil associé en vaille le coup.

Une fois votre positionnement marketing ajusté, nous allons pouvoir passer à la prochaine étape : la création de contenus qualitatifs venant nourrir votre marketing digital.

Etape 2 – Préparez des contenus à forte valeur ajoutée

« Publish or Perish », cette célèbre phrase résumant l’importance des publications dans le domaine académique devrait également devenir un mantra pour les consultants à haute valeur ajoutée. Tout comme les meilleures universités, les décideurs veulent en priorité travailler avec les meilleurs, ils sont donc constamment à la recherche de signaux différenciants et de preuves de compétence. Ces marqueurs peuvent évidemment venir de la recommandation personnelle : c’est la magie du bouche-à-oreille. Mais pour dépasser votre 1er cercle, la publication de contenus de haut niveau est sans doute l’un des meilleurs investissements.

2.1 – Créer des contenus de haut niveau

La création de contenus est un exercice demandant un investissement important en temps (ou éventuellement en argent si vous décidez de vous faire aider). A un certain niveau de séniorité, l’inspiration n’est plus vraiment un sujet tant l’expertise développée donne matière à discussion. En revanche cela demande un haut niveau de concentration, et comme pour beaucoup d’activités exigeantes, les premières séances peuvent être particulièrement douloureuses. Seule bonne nouvelle : la répétition améliore peu à peu la facilité d’écriture et la qualité de la production. A ce sujet nous ne pouvons que vous recommander la lecture de Deep Work pour vous aider à mettre en place un cadre de travail qui favorise la qualité et la profusion de la production intellectuelle (réflexion, écriture…).

2.2 – Produire des contenus originaux de haute facture

Au-delà de l’originalité de vos idées (après tout il n’est pas toujours aisé, ni nécessaire, de réinventer la roue), les contenus originaux que vous produisez doivent avant tout être des marqueurs de compétence et des signes de réassurance pour vos futurs clients. Il est donc indispensable de produire des contenus de haute facture, faits main et cousus sur mesure. Par haute facture, on entend surtout des contenus intelligibles et susceptibles d’intéresser des décideurs et des top managers. Fuyez donc absolument tous les articles basiques soi-disant optimisés SEO mais complètement inintéressants produits par bon nombre d’experts en webmarketing, ceux-là mêmes qui constituent malheureusement une bonne partie de ce que l’on peut lire en ligne. Faites-le pari de la qualité. D’ailleurs, pour ceux qui s’intéressent plus particulièrement à l’optimisation du SEO, les progrès constants et fulgurants des algorithmes de Google mettent toujours plus l’accent sur la qualité des contenus : en produisant des contenus pour être lu et apprécié par votre audience, vous obtiendrez tôt ou tard les faveurs des robots de Mountain View qui vous feront remonter dans les résultats de recherche.

2.3 – Produire des contenus sur la base de ressources tierces

Il existe une alternative relativement qualitative à la production de contenus pleinement originaux, c’est la production de contenus basés sur des ressources tierces. Cela peut aussi bien être de la curation de contenus autour d’une ligne éditoriale forte (cela marche particulièrement bien dans les newsletters de revue de presse thématique ou sur le repost d’articles tiers sur LinkedIn) que des résumés éditorialisés (à titre d’exemple nous aimons beaucoup le podcast Le Sirop sur ce type d’exercice). Pour rester qualitatif, vous devez choisir des ressources tierces de bonne qualité et y ajouter une contribution personnelle, même légère, marquant un angle éditorial ou une prise de position. Evidement attention à ne pas tomber dans les affres du plagiat : il existe une tolérance à la citation et bon nombre de producteurs de contenus originaux ne demandent qu’à être repris pour augmenter leur visibilité, mais encore faut-il respecter la propriété intellectuelle de chacun, aussi bien dans la lettre que dans l’esprit. Reste que cette alternative a à la fois l’avantage de faire gagner du temps de production mais aussi dans une certaine mesure de vous faire profiter de l’aura ou de la notoriété de la ressource sous-jacente.

2.4 Pratiquer le repurposing avec ses contenus

Dernier point intéressant pouvant vous faire économiser bien des efforts, n’hésitez pas à pratiquer le repurposing. Une idée au final assez simple : partant du constat que le contenu coûte cher à produire, autant essayer d’augmenter au maximum sa durée de vie et sa visibilité. En d’autres termes, on va pratiquer le reconditionnement de contenus déjà produits, en les remettant éventuellement à jour périodiquement (permettant au passage de rajeunir la date de parution), mais surtout en déclinant un contenu « master » en sous-produits adaptés à différents canaux de diffusion. Un exemple : si vous écrivez un article, il va être publié sur un blog ou un média en ligne. Mais vous pouvez également tirer des extraits de cet article qui deviennent des posts LinkedIn, qui renverront à leur tour vers l’article original pour augmenter sa visibilité.

Le repurposing amène d’ailleurs à considérer plus largement la bonne adéquation entre format de contenu et canal de diffusion.

2.5 – Formater et décliner ses contenus par canal

Que ce soit pour des raisons techniques (longueur maximum des posts sur LinkedIn, possibilité ou non de mettre des liens de redirection) ou pour des raisons d’usage (temps moyen passé sur un post LinkedIn par un décideur, appétence de l’audience de telle ou telle plateforme pour l’écrit par rapport à la vidéo ou à l’audio), il est primordial d’adapter la déclinaison de son contenu à chaque canal de diffusion. Nous nous penchons ici en particulier sur trois canaux :

Les contenus LinkedIn

LinkedIn est sans doute le canal de diffusion de contenu le plus facile à utiliser pour un professionnel du conseil qui possède déjà un profil sur la plateforme. Mais facile ne veut pas dire simple car la visibilité de votre contenu est entièrement conditionnée par les algorithmes de la plateforme. Du coup c’est un peu la foire aux hacks : beaucoup d’analyses circulent sur la longueur idéale d’un post (minimum 1.000 caractères), l’augmentation du temps passé (dwell time) par utilisateur en sautant des lignes, l’absence de lien externe dans le corps du post (les fameux liens en premier commentaire), les CTA (Call To Action) de génération d’engagement (du type likez et commentez mon post pour recevoir mon document). Honnêtement nous n’avons pas fait de test comparé sur tous ces éléments mais voici ce que l’on a pu constater à notre échelle :

  • Les posts qui mentionnent d’autres personnes (avec la commande @prenomnom) marchent bien et permettent d’aller chercher de l’audience auprès du réseau de la personne mentionnée (à utiliser de bonne foi évidemment)
  • Les posts qui parlent de soi fonctionnent très bien en termes d’engagement (likes, commentaires) et donc in fine de visibilité, les contenus engageants étant « boostés » par l’algorithme de la plateforme. Nous savons que beaucoup de consultants sont réticents à l’idée de trop se mettre en avant dans leur quotidien ou dans leurs états d’âme, mais LinkedIn reste avant tout un réseau social avec des ressorts très humains (voir l’excellente série Dopamine d’Arte).
  • Une interrogation : autant les posts LinkedIn sont des vecteurs puissants de visibilité, autant la diffusion d’articles s’est avérée très décevante. Les articles LinkedIn sont-ils réellement utiles ? On n’a pas trouvé la bonne formule à ce stade.

Les contenus de site Internet / Blog

Par définition, l’espace d’expression le plus libre et le plus personnalisable. On y diffuse généralement des articles ou des billets longs et construits. On peut également y développer des landing pages propices au téléchargement de ressources couplées à de la collecte d’emails. Nous utilisons WordPress pour nos différents sites et blogs mais il existe bien d’autres CMS faciles à prendre en main comme Webflow. Le site Internet / Blog est à notre sens un complément indispensable à votre profil LinkedIn, que vous soyez solopreneur ou associé de boutique de conseil.

Les contenus de Newsletter

Canal de diffusion quasiment aussi ancien que la création de l’email, il pourrait vous paraître démodé. La newsletter revient pourtant en force dans le marketing digital. En effet, si les réseaux sociaux offrent des vues « faciles » à foison, votre contenu est entièrement tributaire des algorithmes et l’audience touchée reste au final une notion vague. Sur LinkedIn vous pouvez certes exporter les likes et les commentaires (par exemple en utilisant des robots de Phantombuster), mais vous ne pouvez en revanche pas facilement analyser d’autres informations essentielles : qui a vu mon post, qui a cliqué sur le lien… Autre problème : vous ne pouvez pas adapter le contenu ou le message en fonction de sous-segment d’audiences, tous les utilisateurs voyant la même chose. De son côté, la newsletter permet d’avoir la main complète sur l’audience adressée (au détail près des éventuels transferts d’emails) et de gérer au besoin différentes versions en fonction des segments. Tout comme le blog, la newsletter laisse une grande liberté de personnalisation, les contraintes techniques reposant essentiellement sur l’optimisation de la délivrabilité des emails envoyés. Pour en savoir plus sur la création et la diffusion d’une newsletter, vous pouvez consulter notre fiche technique consacrée à ce sujet.

Une fois vos contenus produits et déclinés selon les canaux de diffusion envisagés, il reste maintenant à leur assurer une diffusion la plus large et la plus optimale possible en développant des audiences ciblées.

Etape 3 – Développez des audiences ciblées pour diffuser vos contenus

Dans cette dernière étape nous allons nous concentrer sur le développement des audiences de deux canaux de diffusion : votre réseau LinkedIn et la liste de destinataires de votre newsletter. Quant à votre site internet et/ou blog évoqué à l’étape 2, le développement du trafic se fait généralement via emailing et promotions de contenus sur LinkedIn, ce qui nous ramène aux deux canaux précédents. Il est en effet rare pour des consultants indépendants de mettre en œuvre des plans d’actions de SEO ou de SEA poussés pour leurs blogs ou sites professionnels, du moins tant que les canaux mailing et LinkedIn n’ont pas été pleinement optimisés.

Il existe bien évidemment d’autres canaux pour le marketing digital comme les vidéos sur une chaîne Youtube ou les plateformes de podcast, mais le développement de son réseau LinkedIn et la diffusion d’une newsletter présentent un double avantage qui devrait avoir les faveurs des professionnels du conseil :

  • Leur développement peut être fait de manière qualitative tout à fait compatible avec une prospection commerciale BtoB de haut niveau
  • Leur développement est relativement accessible à la fois d’un point de vue technique et d’un point de vue des ressources engagées (temps, argent).

3.1 – Développer son réseau sur LinkedIn

Compte tenu des taux de pénétration de LinkedIn sur la cible des décideurs en France (on parle de 80 à 90% de taux de pénétration sur les cadres et le top management), aucune autre base de données n’est aussi pertinente ni aussi complète. Développer son réseau LinkedIn revient donc à piocher dans un champ des possibles quasiment exhaustif. Mais LinkedIn protège jalousement son réseau social et a mis en place de nombreuses mesures de détection et de limitation des comportements abusifs. Développer son réseau sur LinkedIn demande donc à aller dans le sens des comportements que souhaite promouvoir la plateforme et d’en connaître les limites.

Assurer une activité régulière de publication

LinkedIn est un réseau social et ne vit donc au quotidien que par les contenus générés par ses utilisateurs. La plateforme cherche donc à favoriser les contributeurs les plus réguliers, en leur offrant plus de visibilité (pour les inciter à continuer) et même parfois des limites d’utilisation de la plateforme plus importantes. Il est donc important de publier régulièrement des posts. Nous vous recommandons de publier au minimum 1 fois par semaine et idéalement 2 fois par semaine.

Mettre en place des campagnes qualitatives d’invitation LinkedIn

Même si vous êtes un contributeur régulier sur la plateforme, la croissance organique de votre réseau restera au final assez faible. Vous pouvez certes utiliser d’autres canaux comme votre blog ou des campagnes emailing pour inciter votre audience à vous suivre sur LinkedIn. Mais il existe un moyen rapide et ciblé d’augmenter plus rapidement son réseau : la création de campagnes d’invitations. Nous avons réalisé une fiche technique dédiée à ce sujet avec tous nos conseils et outils. Bien réalisée, cette campagne peut vous faire gagner entre 20 et 50 contacts par semaine, soit plus de 1.000 contacts supplémentaires par an. Qui dit mieux ?

3.2 – Développer l’audience de sa newsletter

Collecter des emails de personnes intéressées

Le premier moyen pour développer la diffusion de sa newsletter est de récolter des emails de personnes intéressées par la thématique aux moyens de formulaires accessibles depuis votre blog / site professionnel, depuis votre profil LinkedIn ou même depuis votre profil twitter (Martine Le Jossec, spécialiste de twitter et membre de la communauté CoBrain, recommande d’utiliser l’outil de newsletter Revue développé par la société, nativement couplé à votre profil). C’est un moyen lent mais très qualitatif de développer son audience. Les spécialistes comme Stan Leloup (Marketing Mania) estiment qu’avec une audience de 1.000 personnes vous pouvez alimenter n’importe quelle activité. Nous pensons même qu’en conseil, il suffit de quelques centaines de contacts avec une audience construite de la sorte.

Construire des listes d’emails professionnels ciblés

Disons d’emblée les choses, le fait de pousser votre newsletter (ou tout autre email) à un destinataire n’ayant pas souscrit à une liste de diffusion est discutable d’un point de vue RGPD. Chacun se fera sa propre idée du sujet, voici la nôtre : nous parlons d’ici (i) d’emails professionnels et (ii) de contenus qualitatifs laissant toujours une place pour la désinscription et le strict respect de celle-ci. La RGPD n’a à notre sens pas pour objectif d’interdire l’entrée en relation dans les affaires, cette pratique reste donc parfaitement professionnelle. Cette position est partagée par une grande partie des professionnels du marketing digital. Ce point étant fait, augmenter la liste de diffusion de sa newsletter demande donc un travail de ciblage précis et l’utilisation d’outils fiables. Nous avons rédigé une fiche technique dédiée à ce sujet, reprenant les process et outils utilisés, notamment alimentés par l’open data des sociétés françaises (Infogreffe), LinkedIn et Dropcontact.

Optimiser la diffusion d’une newsletter

L’envoi d’une newsletter reste avant tout une campagne d’envoi d’emails et doit donc répondre aux contraintes techniques du genre, à commencer par la délivrabilité (le fait que votre envoi arrive bien dans la boîte de réception du destinataire). Vous devrez utiliser des outils spécifiques comme Mailchimp ou SendinBlue, en prenant gare à la gestion de la réputation de votre nom de domaine et en optimisant un certain nombre de paramètres techniques (liens externes, balises, taille des images …) vous évitant d’être considéré comme un spam. Nous avons recensé quelques éléments dans notre fiche technique dédiée à la création d’une newsletter, nous vous recommandons également de vous référer aux sources d’expertises citées en fin d’article si vous souhaitez approfondir le sujet. Il conviendra également d’optimiser l’expérience de lecture du destinataire (UX) pour augmenter le taux d’interaction (clics sur les liens, demande de téléchargement, visite de votre site professionnel ou de votre profil LinkedIn).

En termes de performance, attendez-vous à des taux d’ouverture de votre newsletter compris entre 20 et 50% selon la qualité de votre audience, et des taux de clics sur les liens de l’ordre de 5%. Autrement dit, vous avez tout intérêt à ce que la proposition de valeur de vos contenus soit immédiatement intelligible dans le corps de la newsletter.

Bonus – Et si vous preniez des raccourcis ?

Au terme de ces trois étapes, vous disposez maintenant d’un plan de marketing digital digne de ce nom qui devrait vous permettre de développer votre activité de conseil au niveau escompté. Reste une question : combien de temps devriez-vous consacrer à l’ensemble de vos actions marketing et commerciales ? Il n’y a pas de règle en la matière mais le chiffre de 20% du temps revient régulièrement dans les discussions (ou plus exactement une fourchette comprise entre 10 et 30% avec une moyenne à 20%), soit une journée par semaine.

Vous pouvez bien sûr réaliser toutes ces opérations par vos propres moyens, moyennant quelques abonnements à des logiciels bien sentis (nous publions la liste des outils que nous utilisons dans nos fiches techniques) et de pas mal d’huile de coude – au moins dans la prise en main. Mais vous pouvez aussi vous faire aider et choisir la voie rapide !

Consulting Hacks et les équipes de CoBrain ont développé des services packagés pour les professionnels du conseil et des prestations intellectuelles qui répliquent les méthodes utilisées par CoBrain pour son propre développement. Voici quelques exemples de services qui pourraient vous intéresser :

Package 1 – Réalisation de campagnes d’invitations ciblées dans LinkedIn

Nous réalisons une prestation clé en main allant de la définition des cibles de prospects jusqu’à l’envoi d’invitations à rejoindre votre réseau depuis votre profil LinkedIn sur la base tarifaire suivante :

  • 0,85 € HT par invitation envoyée depuis un profil donné, dans la limite de 100 envois par semaine, sans aucun coût de licence supplémentaire à payer
  • Option à +0,15 € HT par contact pour recevoir également l’email professionnel du contact si celui-ci est accessible

Package 2 – Construction de listes ciblées d’emails professionnels

Nous construisons des listes d’emails professionnels validés correspondant à vos cibles de prospection via une analyse multicritère issue des meilleures bases de données BtoB françaises sur la base tarifaire suivante :

  • 0,40 € HT / contact, minimum de 100 contacts (pouvant couvrir différents personas / segments)

Package 3 – Conception et diffusion de newsletters personnalisées

Nous réalisons et diffusons des newsletters personnalisées sur la base tarifaire suivante :

  • 500 € HT pour la conception et la diffusion d’une newsletter ciblée (diffusion prise en charge jusqu’à 5.000 contacts, frais supplémentaires de diffusion à prévoir au-delà)
  • 350 € HT pour la conception d’une newsletter sans prise en charge de la diffusion

Cette prestation n’inclut pas la création d’une audience email ciblée.

Vous pouvez nous contacter pour en savoir plus

Pour aller plus loin

Si vous êtes consultant ou associé d’un cabinet de conseil, avoir une bonne culture du « growth marketing » devrait vous suffire pour obtenir des résultats significatifs, que vous le fassiez vous-même ou que vous déléguiez ces opérations. Nul besoin à votre niveau de devenir un spécialiste de la « growth loop », graal ultime de tout Head of Growth de Scale Up qui se respecte, mais qui dans les faits ne s’applique pas sans doute pas aux métiers du conseil à haute valeur ajoutée.

Reste que si certains d’entre vous veulent approfondir certains sujets, nous pouvons vous recommander les ressources suivantes :

  • Le blog de Phantombuster regorge de bonnes pratiques et de cas d’usage de leurs robots, notamment sur LinkedIn. Toujours très instructif.
  • Le blog de Dropcontact est une bible sur l’emailing, notamment d’un point de vue technique.
  • Les publications et webinars de Lemlist – ne vous arrêter pas au marketing parfois agaçant de l’équipe, leurs contenus valent vraiment le détour, aussi bien sur le « cold emailing » que sur LinkedIn. Si nous n’utilisons pour l’instant plus leur solution, pas forcément adaptée à notre stratégie digitale, mais l’expertise de Lemlist reste une valeur sûre.
  • Les équipes spécialisées Growth comme Germinal ou Scalezia publient en permanence des ressources (et des formations) à la pointe. On aime ou pas le style, mais l’expertise et les idées sont là.

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